Catherine Dupont est historienne de l’art et a étudié la photographie à l’Académie des Beaux-Arts d’Arlon. Originaire de Theux, en province de Liège, elle vit dans le village d’Habergy
(Messancy), avec son fils, ses chats et trois moutons.
Dans sa pratique artistique, elle privilégie les techniques photographiques analogues et les procédés anciens : prises de vue sur film, tirages en chambre noire, collodion humide, photogrammes et cyanotypes, laissant ainsi beaucoup de place aux hasards et aux imperfections.
Pour Cuest’Art 2026, elle présente la série Un remède à la mélancolie, constituée de photos argentiques en tirages pigmentaires, réalisées avec des appareils datant de 1936, 1972 et 1975, et en utilisant une grande variété de pellicules différentes, parfois périmées depuis des décennies.
Un remède à la mélancolie montre comment Catherine Dupont recourt à la photographie pour faire face à la perte, à l’absence et au deuil. La photographie lui offre une façon de déplacer son regard, de penser à autre chose, en s’attachant à la banalité, à l’ordinaire, et à la beauté discrète, celle de la campagne où elle vit et celle des autres lieux qui lui sont chers, afin d’en garder une trace visuelle.
La série veut aussi mettre en lumière l’importance de l’émerveillement face à la beauté du quotidien, envisagé comme une forme de réconfort devant la dureté et l’horreur du monde.
Jouir de la beauté n'est pas une fuite, mais une façon de tenir.