Ferme Siméon

La région de Virton n’a pas eu le privilège de posséder ses chroniqueurs qui, en d’autres lieux, ont pu commenter les faits et les conditions sociales dans lesquels se débattaient leurs contemporains.

 

Dans nos contrées, le XVIIIe siècle voit se développer les édifices ruraux en pierres. Avant cela, ils étaient essentiellement construits en bois et en terre (torchis), matériaux fragiles qui ne sont pas parvenus jusqu’à nous.

Au XVIIIe siècle donc, la principale caractéristique de la maison gaumaise est sa profondeur qui s’ordonne en trois pièces successives : la chambre, la cuisine et le pèle.

 

Les fermes de Gaume se définissent architecturalement par la notion de cellule. Chaque cellule s’étend sur toute la profondeur du bâtiment et correspond à une fonction bien précise : logis, étable, grange, écurie. Ainsi, l’habitat agricole traditionnel se distingue en bi-, tri- ou quadricellulaire. Sociologiquement, cette hiérarchie était le reflet matériel de la richesse du propriétaire.

 

La ferme Siméon affiche donc son statut social très clairement, grâce à sa construction d’envergure et sa cour ceinte de hauts murs.

Dans le même ordre d’idées, la porte d’entrée du logis est d’allure classique, avec pilastres et corniche. Elle est millésimée « 1728 ».

 

Les millésimes présents sur les bâtiments agricoles, situés de part et d’autre de l’habitation, nous indiquent une évolution dans la construction.

 

A droite, le bâtiment, légèrement modifié dans ses percements, présente une datation de « 1756 » tandis qu’à gauche, le linteau de la porte de grange indique quant à lui « 1764 ». 

 

Artiste:

 

Laurence Meyer

 

Avec la participation de Fanette Baillieux

 

 

 

Adresse :

 

Rue Lacmane, 1

6762 Saint-Mard