Blandy Mathieu & Sylvain Laurent

Il y a dans l’art de Blandy Mathieu des réminiscences médiévales, des relents orientaux, des références à l’art copte, des semblants d’enluminures, des résurgences mystiques et aussi les caractéristiques d’un art actuel. Il y a surtout un extraordinaire travail pour ramener tout cela à une œuvre cohérente et personnelle.

Il est peu aisé de définir ce qui, du mystique ou du merveilleux, tient lieu de fil conducteur dans cette œuvre envoûtante. Peut-être les deux ? Blandy Mathieu ne lève aucun coin du voile qui masque ses énigmes, elle laisse le spectateur s’égarer dans le labyrinthe de ses compositions, sachant qu’il finira par s’y perdre, ou peut-être s’y retrouver… Son univers se situe aux antipodes du rationnel. Son éloquence n’est pas littéraire mais s’apparente à l’enchantement musical. On assiste là à une sorte de bel opéra que nous interprète avec conviction une artiste qui ne voyage que dans ses rêves et semble entretenir des relations particulières avec un monde inconnu.

 

«Il y a chez Blandy Mathieu la nécessité de posséder à fond un langage qui lui permette de traduire au mieux le riche bouillonnement de ses images intérieures. » (Désiré Roegiest)

 

Retrouvez Blandy Mathieu dans les Caves de l'Hôtel de ville.

 

 

 


Invité d'honneur dans les Caves de l'Hôtel de Ville :

Sylvain Laurent partagera les cimaises avec Blandy Mathieu et Christiane Beurnier

 

Chandolinades, comme Chandolin, en Val d’Anniviers, dans la haute montagne suisse, et ballades dans l’imaginaire de Sylvain, dans sa différence et son hypersensibilité à tout ce qu’il est au plus profond de lui, riche de ses rencontres et de ses lectures, « pèlerin de l’essentiel » en route vers son « être intime », cherchant, à travers la surabondance foisonnante des mots et des images où s’entremêlent le réel et le rêve, à percer un peu le mystère de sa propre existence.

 

« Au loin tous les oiseaux migraient, les arbres songeaient à leurs racines et les habitants du sapin muaient. Les herbes des champs se sont couchées. »

« Quelqu’un souffle et crie, quelqu’un écoute et entend le cri, quelqu’un de proche à notre cœur à cœur commun tire le bon pain de seigle à trois heures et demie de l’après-midi. »

 

Sylvain Laurent

Né à Ethe, en Gaume (Belgique), en 1977. Passionné de lecture et d’écriture depuis son enfance, épris de montagnes et d’absolu, Sylvain Laurent écrit – dit-il – pour « rejoindre le souffle de Dieu ».

 

Chandolinades a reçu en décembre 2016 à Paris le prix Coup de cœur décerné à l’unanimité par le jury du Prix littéraire Handi-Livres.