Alain Maison

 Le fait d’écrire, pour le peintre, peut-être que cela dilue, véritablement, tel un suc affadi, la force ou l’effervescence de ce qui peut se passer durant une séance de travail. Voilà plus de 25 années que je peins la figure, le corps. J’ai compris très récemment que cette obstination était une volonté non consciente de me délester du poids de mon propre corps. Alors j’ai mis en place un scénario de pensée ou de catastrophe qui permette la destruction systématique de tout pouvoir, de tout savoir, de toute capacité. Une sorte d’appauvrissement. Ainsi, l’ambition devient aspiration, le savoir faire, le savoir défaire. Je résumerai mon activité de peintre par la phrase suivante : Salir et tellement salir en appuyant puis nettoyer sans appuyer. Le travail de peinture consiste aussi, et je prendrai une métaphore pour me faire comprendre, cela peut être similaire à un automobiliste qui, aillant perdu le contrôle de son véhicule, voit un obstacle devant lui, et voulant l’éviter, il fonce directement dessus, cela car il regarde et fixe ce qu’il veut éviter. Aussi, face au motif cela est similaire à vouloir trop regarder ce dernier, on ne peut éviter la représentation, il faut donc créer un objet, par la pensée, qui viendra s‘intercaler entre le peintre et le motif, cet objet devra être déplacer dans le champs de vision pour que le motif soit en quelque sorte oublié, ou plutôt son image pulvérisée.

 

 

 

 

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